Au temps des perles fines
Les perles de culture
La perliculture à Tahiti
Evaluer les perles
La Réglementation
Les critères mesurables et objectifs
Tout comme les perles fines les perles de culture s’évaluent suivant deux types critères :

- La forme :

Il existe une grande variété de formes mais pour des raisons pratiques quatre grandes catégories de formes ont été retenues :

   
Perles rondes : ce sont des perles parfaitement sphériques, elles ne représentent qu'un faible pourcentage de la récolte et sont les plus rares et les plus chères.
   
  Perles semi-rondes : légèrement ovales, avec une tolérance maximum de 5% entre le plus grand et le plus petit diamètre, les perles semi-rondes, sont souvent une alternative très avantageuse.
   
  Perles Poires : Très recherchées, ces perles en forme de goutte sont également très rares et particulièrement difficiles à apairer.
   
  Perles baroques : Ces perles de forme originale présentent ou non un axe de symétrie, elles sont le fruit des caprices de la nature. La variété de leur forme est infinie et leur irrégularité étonne et surprend.


- La taille :

La taille des perles se mesure en millimètres à l’aide d’un instrument de précision appelé palmer.
Pour les perles de grande valeur qui ne sont pas parfaitement ronde on indique les tailles maximale et minimale avec une précision pouvant aller jusqu’au 100ème de millimètre. La taille des perles de culture de Tahiti est généralement comprise entre 8 mm et 13 mm , les perles dépassant 15 mm sont extrêmement rares, mais certaines perles peuvent exceptionnellement atteindre 20 mm. La plus grosse perle de Tahiti trouvée à ce jour atteint la taille de 23 mm !

- Le poids :

Le poids des perles est généralement exprimé en grammes avec une précision au 10ème de gramme.
Jadis l’unité de poids était le grain qui représentait lui-même ¼ de carat (0.2 gr).
Il fallait donc 20 grains pour faire un gramme.
Le mommé est une unité de poids japonaise valant 3.75 grammes, elle est également très utilisée internationalement par les professionnels.

- L’épaisseur de la couche perlière :

Ce critère, invisible à l’œil nu doit être mesuré par une machine à rayon X.
La réglementation en vigueur en Polynésie française impose une épaisseur minimum obligatoire.

- La qualité de surface :

Produites par la nature, les perles de culture présentent presque toujours des défauts plus ou moins visibles.
Ces défauts peuvent être des points, des sillons, des piqûres des boursoufflures, etc …
Suivant la quantité et la localisation de ces défauts elles sont classées en 4 catégories :

Qualité A : Très peu de défauts, localisés sur moins de 10% de la surface.

Qualité B : Quelques défauts légers, localisés sur moins de 30% de la surface.

Qualité C : Plusieurs défauts, localisés sur moins de 60% de la surface.

Qualité D : Défauts importants ou profonds, sur moins de 60% de la surface.


Aux deux extrêmes de cette classification on trouve :

- Les perles Top Gem :

ce sont des perles sans aucun défaut et présentant une qualité de surface exceptionnelle ; extrêmement rares elles ont une valeur très élevée.

- Les perles de rebut :

ce sont des perles dont la qualité ne correspond pas aux critères minimum requis pour entrer au moins dans la catégorie D ou qui n’ont pas l’épaisseur de nacre minimum obligatoire sur plus de 20% de leur surface et à ce titre sont interdites à la vente et à l’exportation.

Les critères subjectifs
- La couleur :

Par rapport aux autres perles produites dans le monde, qui sont généralement blanches, les perles de Tahiti offrent une gamme de couleurs extrêmement variée.
Bien qu’elles soient généralement gris ou vert foncé, ce qui leur à valu d’être connues sous le nom de « Perles Noires de Tahiti », elles peuvent être bronze, aubergine, gris acier, bleuté, pastel ou « peacock » qui est la couleur la plus recherchée, cette fameuse couleur gris-vert aux reflets rose irisé, qui rappelle les tons mordorés des plumes du paon.

- Le lustre :

Notion extrêmement difficile à définir le lustre résulte de la réfraction de la lumière sur la surface de la perle, lui donnant ainsi un aspect lumineux.

- L’orient :

L’orient est une notion encore plus difficile à définir que le lustre, il est le résultat de la réfaction de la lumière non pas sur la surface de la perle mais au travers des couches profondes de la perle, lorsque la lumière est reflétée par les cristaux qui composent ces couches, la lumière semble alors émaner de la perle.
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